Les Puits de Carbone Forestiers



Qu’est-ce qu’un bilan carbone ?

Le Bilan Carbone® est la démarche de comptabilisation et de réduction des émissions de GES la plus utilisée en France. Il s’agit d’une méthode et d’outils permettant à toute organisation de comptabiliser l’ensemble de ses émissions de GES et ainsi de prendre conscience de ses principaux postes d’émissions et de sa vulnérabilité énergétique. Dès lors, l’organisation est à même de définir ses objectifs de réduction d’émissions et un plan d’actions associé. Le Bilan Carbone permet à une organisation de connaître l’impact de ses activités sur l’environnement en matière de GES. Il permet de cibler les grands postes émetteurs de GES de l’organisation. Ce n’est qu’après identification et analyse de ces facteurs que l’organisation peut penser des solutions pour réduire son impact environnemental (source : www.associationbilancarbone.fr/).

Dans un souci d’évaluation de la vulnérabilité des activités à la raréfaction des énergies fossiles, le Bilan Carbone® est une approche globale plaçant sur un pied d’égalité :
• les émissions dites « directes » (scope 1 au sens d’ISO 14069),
• les émissions dites « indirectes » (scope 2 & 3 au sens d’ISO 14069).
Ainsi l’ensemble des flux nécessaires au fonctionnement de l’activité considérée sont pris en compte.

C’est grâce à cette approche globale que le Bilan Carbone® permet d’avoir une compréhension stratégique de ses émissions de GES. En effet, après la réalisation de son Bilan Carbone®, la structure prend conscience de deux éléments majeurs :
• quels sont ses postes d’activité qui génèrent le plus d’émissions de GES ;
• quelle est l’importance de sa dépendance aux énergies fossiles.

En France, la réalisation de bilan des émissions de gaz à effet de serre (ou bilans carbone) est obligatoire pour les personnes morales de droit privé (entreprises) de plus de 500 salariés en métropole (et de plus de 250 salariés en outremer), pour les personnes de droit public de plus de 250 salariés et pour les collectivités territoriales (régions, départements, communes) ou les EPCI (métropoles, communautés urbaines, communautés d’agglomération, communautés de communes…) de plus de 50 000 habitants.

France Nouvelles Energies inscrit son action dans le cadre des règles de bonnes pratiques édictées par l’ADEME, le 5 novembre 2019

Qu’est-ce qu’un puits de carbone forestier ?


Un puits de carbone est un réservoir naturel capable d'absorber et de stocker le carbone issu du CO2. Ainsi, les puits de carbone contribuent à éliminer le CO2 de l'atmosphère et jouent un rôle primordial dans la lutte contre l'effet de serre.

Les forêts comptent parmi les principaux puits de carbone de la planète. En effet, le dioxyde de carbone est nécessaire à la croissance des végétaux. Sous l'action de la lumière du soleil, les arbres transforment le CO2 et l'eau en matière végétale composée essentiellement de carbone, et en oxygène rejeté par les plantes. Grâce à ce processus de photosynthèse, les arbres poussent en fixant durablement le CO2 dans leur bois. Chaque année, les forêts françaises stockent ainsi 70 millions de tonnes de CO2, et absorbent ainsi un part substantielle des émissions gaz à effet de serre émis au niveau national.

La création d'un puits de carbone peut prendre deux formes différentes, alternativement ou conjointement : soit en plantant des arbres sur un terrain non boisé, soit en adoptant une nouvelle gestion forestière sur un site existant, pour que la forêt puisse stocker davantage de carbone. On peut aussi réaliser les deux opérations, sur un terrain boisé dégradé par les intempéries, il est alors décidé de reboiser l’ensemble et de replanter de nouvelles espèces. En effet, certaines essences ont la capacité de stocker davantage de carbone que d'autres car elles sont plus résilientes aux conditions locales de sol et de climat, actuelles et à venir. C’est ce que permet la méthologie « reconstitution de peuplements dégradés », établie dans le cadre du label bas carbone. ( source : www.bois.com/planete/foret/puits-carbone)


Qu’est-ce que le label bas carbone ?


Le Label bas-carbone est un cadre d’encouragement des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre par rapport à une situation d’émissions référence. Il a été établi par le ministère de la Transition écologique et solidaire en 2018. Les projets visés doivent être additionnels, c’est-à-dire aller au-delà de la réglementation et de la pratique courante.

Pour bénéficier du Label bas-carbone, les projets doivent se référer à une méthode approuvée au préalable par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Les réductions d’émissions permises par les projets bénéficiant du Label bas-carbone et correspondant à une amélioration de la situation actuelle et tendancielle définie par le scénario de référence sont ensuite reconnues à la suite d’une vérification par un tiers indépendant et de leur financement.

Une fois reconnues, ces réductions d'émissions sont inscrites sur le registre dédié : pour chaque réduction d’émission il est ainsi possible de connaitre le porteur de projet ou le mandataire ainsi que le(s) financeur(s) du projet. Ces réductions d’émissions ne sont ni transférables, ni échangeables ce qui supprime tout risque de double comptabilisation des réductions.

Trois méthodes relatives aux projets volontaires dans la forêt ont été approuvées dans le cadre du Label bas-carbone. Ces méthodes indiquent les étapes à suivre pour la réalisation de projets visant à développer les différents leviers d’atténuation du changement climatique dans la filière forêt-bois. (source : www.ecologique-solidaire.gouv.fr/label-bas-carbone/)

« Du point de vue de l’acquéreur il y a bien une compensation réelle de ses émissions car les réductions sont additionnelles et n’auraient donc pas eu lieu sans leur achat. » ( DGEC, Forêt-entreprise- n° 245- mars-avril 2019)

Label bas carbone - Récompenser les acteurs de la lutte contre le changement climatique (PDF - 1.04 Mo)

Où en sont les entreprises ?


Une étude du Centre National de la Propriété Forestière montrait que déjà en 2017 une majorité des entités sondées était intéressée par des projets de séquestration carbone en forêt.

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Source : CNPF / 2017